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En 1965. la première expérience
démocratique que le Maroc a connue après l'obtention partielle
de son indépendance politique, à été ;avortée. Les responsables
de cet échec sont les groupes féodaux qui lient leurs intérêts a
ceux du capital étranger et essayent par tous les moyens
d'accéder aux postes de commande pour consolider leurs positions
et protéger leurs acquis.
De
véritables organismes populaires contrôlant l'action du
gouvernement faisaient alors défaut. En outre, il n'y avait pas
de climat favorable à un dialogue démocratique. La conséquence a
été que les pressions exercées contre !es militants et les
citoyens au Maroc se sont aggravées. On assista alors à de
nombreux enlèvements, à de multiples arrestations, à des
faux procès qui n'en
finissaient
pas, à une Censure implacable muselant la presse nationale et
procédant a de nombreuses saisies, à une marginalisation des
forces démocratique et à une limitation impérative de leurs
activités, bref à une consolidation du pouvoir absolu.
Du temps d'Oufkir. de sinistre mémoire,
les injustices étaient monnaie courante et la dignité des
citoyens était constamment bafouée. Il fallait absolument créer
un cadre juridique pour éveiller les consciences et défendre les
Droits de l'Homme en usant de tous les moyens légaux possibles.
Un groupe de militants décidés tenta de
combler la lacune et fonda une association spécialisée avec pour
mission: faire reconnaître les Droits de l'homme et Ies faire
respecter.
Les
fondateurs étaient convaincus qu'une telle mission ne pouvait
incomber à un courant politique à part, c'est pour cela qu'ils
ont lancé un large appel à toutes les bonnes volontés qui ont
participe à la lutte en laveur de la libration et à l'ensemble
des forces démocratiques,
Quelques
sensibilités demeurèrent réticentes et ne s'associèrent pas à
cette initiative courageuse de créer une association pour la
défense des Droits de l'Homme.
Cela n'a pas
empêche des juristes, des intellectuels, des journalistes, des
syndicalistes, des étudiants et d'autres jeunes de se grouper
pour créer le 11 mai 1972 " la ligue marocaine de défense des
droits du citoyens ".
Cet acte
répondait en ce temps-là à une nécessité impérieuse et prouvait
le haut degré de conscience et le désir vivace de militer et
d'agir.
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